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14.04.2009

Une surprotection, ou de l'autosatisfaction

Aujourd'hui c'est encore la grande débandade du moral.

La vie, vous l'avez créée, trois, visiblement des vies nées de l'amour,
Il faut dire que mis à part la première, les autres nées d'un mauvais calcul de jour.

La troisième, la mienne, non celle de trop, pas désirée, peut être ne viendra t'elle pas !!
Espoir dessus j'ai tenu, et oui déjà contradictoire entêtée, j'ai tenu bon, et me voilà.

N'aurais je pas mieux fait de lâcher prise, inconnues seraient les crises.
Et puis la tranquillité serait venue, non pas cette fille qui fait piquer et a des crises.

Tiens justement hier soir, j'y ais eu droit, et là ça remet ça, allez deux "Valium" et dodo.
Mince le kiné, j'ai rendez vous, pour cette jambe qui ne me porte plus, les muscles font dodo, oui le cerveau les a mis au repos.

Toute façon je n'aurai pas pu y aller c'est ce qu'on appelle l'incapacité.
Je me suis collé une bonne sieste, c'est bien de dormir, tout est effacé.

Bon je sais, ce n’est pas top mais quand on dort, quelle paix, royale!!
Enfin c'est pas la vie ça, avoir choisi le sommeil et puis c'est pas normal.

Allons nous sommes là, tiens en compte, notre cure, pour toi sacrifiées,
Alors un peu de reconnaissance quand même !!! Pour toi seule, l'handicapée.

Mais que c'est beau cette abnégation, ô ça parait normal, et il faudrait remercier.
Ma vie, ou ce qu'il en reste, pour peu qu'elle ait connu un semblant de liberté est épiée.

Il en sera ainsi encore longtemps, m'envoler prendre l'air, respirer ,
C'est loin, très loin, quel va être mon oxygène durant ces années?

La Question est sans réponse, c'est ballot !!!


Merci de vos lectures

11.04.2009

Inimaginable, il faut se battre

Coucou me revoilà, et sur un ton enjoué !!!!

Je suis loin de l'être pourtant. Après ma deuxième intervention, (opération d'un anévrysme en neurochirurgie), comme certains doivent le savoir, le neurochirurgien m'a plongée dans le coma, c'était prévu pour une journée ça a duré une semaine.

Quand je suis rentrée chez moi (attention c'est cochon !!), bien que je sois fatiguée, mon mari et moi avons fait l'amour. De là comme depuis trois ans je ne prenais plus de contraceptif, (et oui la grossesse ne venant pas ça ne servait pas...), et là et bien nous avons conçu un enfant.

On dit que la femme doit être en forme, oui ce devait être le cas, il vaut mieux en rire.......

Une grossesse inattendue, malvenue, (on venait de m'ouvrir le crâne), je passe sur les détails (gros détails), j'ai eu, nous avons eu ce bébé.

Aujourd'hui, notre fils à 13 ans et demi, et cet enfant aujourd'hui appartient à tout le monde (sauf à moi et mon époux).

Oui tout le monde veut se l'approprier.

Ce week-end par exemple, derrière mon dos, le temps d'aller chez le kiné, 1heure à peut près, il avait été décidé que mon fils partait en week-end chez son oncle. Il faut savoir qu'il devait aller faire une brocante avec sa grand mère paternelle.

Et bien c'est effarant, les grands parents ont décidé, que ce week end il partirait avec son oncle et sa grand mère paternelle à dit que ce n'était pas grave pour la brocante.

Les parents de ce gamin c'est à dire mon époux et moi, n'ont pas été consulté, et NON.

Que de considération !!!!!!!!

Bien sur nous avons laissé faire, que faire? Crier, refuser le week-end au gamin, non par la force des choses, et puis le gamin est content, mais quel égoïsme, quelle honte, quel dénégation de notre rôle de parents !!!

J'ai pu expliquer à mon fils mon point de vue, il a compris très bien et était géné, mais je lui ai dit qu'il n'avait rien à se reprocher.

C'est assez fou de vivre cela. Une sorte de vol, et quel vol !!!


IsabelleIM000141.JPG

04.04.2009

Pour la vie..........

Oui, pour la vie, nous sommes unis pour la vie, c'est con pour lui.

Cette jambe elle fait sa vie comme je m'amuse souvent à le dire.

Oui autant en rire, quand on ne pleure pas de rage.

Certains s'enferment dans le passé, d'autres ont envie d'avancer, c'est ballot c'est mon cas.

Quand le mal, surtout celui de la pensée ne prend pas le dessus?

Pour que moi je puisse avancer, il me faut un kiné, oui j'explique un peu.

Au cour des dernières interventions, il y a eu un effet secondaire, ma jambe droite fait sa vie.

Le problème est que cette chère jambe n'est pas en phase avec moi.

Les conséquences sont multiples, déjà elle est faible, ça ne va pas bien avec moi ça!!

Ensuite, elle ne me porte pas, mes ligaments et tendons sont bien abîmés, et s’abîment de plus en plus.

En découlent une attelle et un fauteuil roulant. Un déambulateur aussi mais il paraît que j'y ai plus droit.

D'où un kiné !! Ben oui cette dame à besoin d'entretien, mais je ne peux plus le faire.

Loin de la plaisanterie le sang (à cause de ma tête mal foutue), ne circule pas comme il se doit.

Pour vous situer j'ai du mal à sentir mon pied, il est glacé (c'est pas mal pour le ventre de mon mari),
En clair j'ai du mal à marcher et comme je n'ai pas d'équilibre je tombais souvent au risque de cogner ma précieuse tête.

Pour arriver à ce que le sang circule un peu mieux, j'ai droit au kiné à vie (le pauvre ......)

J'y vais une à deux fois par semaine, c'est un souffle pour moi, comme moi pour lui. J'adore "déconner".

Lui aussi, et c'est avec des personnes soignantes ainsi que l'on peut respirer.

Une fois nous avons beaucoup ri, je lui ai di qu’il devrait me supporter à vie,

Il m'a dit en plaisantant je déménage, je lui ai dit non vous êtes condamné.

Ô je sais que ce n'est pas drôle !!! je le vis, mais une chose est certaine c'est que grâce à des gens comme lui on est vivant.

Il y a des soignants comme lui, ou la psy, ou mon neurologue, avec qui on se sent vivant, d'égal à égal.

Merci à toutes ces personnes dévouées, pour ma part c'est un oxygène de les voir, la psy non pas à vie j'accepterai plus ou moins un jour.

C'est marrant d'une femme active, toujours pressée, et heureuse, je suis devenue une invalide pas pressée, mais je profite du moindre moment d'oxygène que la vie peut encore me proposer, ou que je provoque.

Le mot heureuse a disparu, mais je ne désespère pas encore complètement de pouvoir le redire, il sera certainement autre mais il sera.

Isabelle